Du bon sens, les gens. Imaginez devoir passer 15 heures pour vous préparer à un examen. Quand commencer ? La veille ? Pour un grand maximum de 12 heures de travail dans une journée, à moins de sacrifier votre nuit et … votre santé mentale, le temps vous manquera.

Deux jours avant ? N’oubliez pas que vos journées sont chargées d’autres activités, et que se dresse devant vous, non pas un seul examen, mais une bonne ribambelle, et qu’alors les 15 heures sont à multiplier par autant de ces examens. Si bien qu’une fois retiré le temps pour se lever, manger, voir des amis, pour d’autres cours ou révisions, pour … (fichtre, impossible de vous souvenir ce que vous avez fait de ce temps-là !), pour vos travaux personnels, etc., vous le savez, bien vite vous vous retrouverez dans l’obligation de choisir entre un sommeil réparateur, mais une préparation presque nulle, ou une nuit presque banche et une préparation … inefficace.

Ne tombez pas dans le piège de ce choix ! Trois jours avant ? C’est pareil. Cela vous laisserait cinq heures pour dormir plutôt que trois. Non, prenez cette sage avance qui vous évitera bien des tourments : commencez vos révisions deux semaines en avance !

Car, et je ne le répéterai jamais assez, vous devez comprendre l’importance de ces deux concepts qui échappent à trop d’étudiants : l’intensité, et l’énergie, les deux prenant racine en un troisième : la gestion du temps.

Pour qu’un travail soit efficace, vous devez lui consacrer 100% de votre attention : l’intensité. Tâche impossible à qui essaye de compresser, disons huit heures de révisions en une seule longue et douloureuse session. À l’étudiant qui pense bien faire en passant ses journées entières à la BU, le nez rivé dans ses bouquins. La première heure sera efficace, puis l’attention se dégradera, petit à petit, jusqu’à ce qu’il faille des heures à son cerveau éreinté pour pauvrement achever ce qu’il aurait accompli brillamment en quelques dizaines de minutes, aurait-il été reposé et plein d’énergie.

Pour atteindre ces 100% de concentration, vous n’avez pas d’autres choix que de décomposer votre travail en de nombreuses petites sessions parsemées de pauses plus ou moins longues, pour une méthode bien plus digeste que celle citée plus haut ! Le processus prend du temps. D’où les deux semaines. L’équation de la réussite dont je parle dans le JDB#10 vous éclaira plus encore sur le sujet.

De passer deux semaines cloitré dans votre chambre, tête baissée dans vos révisions, n’est pas pour autant une solution. C’est justement là l’intérêt de cette avance que de vous permettre de maintenir une vie saine tout en vous préparant au mieux aux enjeux à venir : l’équilibre. La sérénité que vous tirez d’une bonne planification vous permet de profiter pleinement des moments de relaxation que vous vous accordez. Sortez, faites du sport, de la musique, mangez bien, dormez bien, maintenez les activités desquelles vous puisez votre bien être, ainsi que celles qui maintiennent vive et alerte votre stimulation intellectuelle. Prenez soin de votre esprit comme de votre corps. Ainsi vous arriverez serein, confiant et conquérant le jour J.

Alors à vous de jouer. Déjouez les pièges qui se dressent devant vous, la procrastination en première ligne. Planifiez. Travaillez méthodiquement. Alternez pauses et sessions intensives. Accordez-vous du bon temps, de bons sommeils réparateurs. Et si vous craignez de manquer de volonté, sachez que la première fois est la plus dure. Une fois que vous aurez goûté au bonheur d’un examen dominé sans stress ni préparation exténuante, vous serez converti !