#Lundi

Petite réaction à chaud après les maths. Qu’est-ce que ça fait plaisir de bien réussir une épreuve ! Plaisir à deux niveaux. D’abord la satisfaction d’avoir su y mettre la vigueur d’esprit nécessaire. Indispensable pour faire des maths. Dans ces domaines, la passivité ne fonctionne pas. Et croyez-moi, voir le bien que cette vivacité nous apporte suffit à prendre goût à cet effort de l’esprit. Ça faisait un sacré moment que je ne me m’étais pas assis à une table d’examen, et il faut dire que, contre toute attente, j’y ai pris du plaisir. Du plaisir à faire des maths. Du plaisir à réfléchir, même sous la pression.

Voilà qui met au jour une vérité dont vous devez tous abuser. La réussite nourrit l’état d’esprit de la réussite – et par définition, la réussite. Soyez bon dans un domaine qui vous passionne, travaillez parce que vous aimez cela, donnez tout ce que vous avez lorsqu’il s’agit de prouver votre valeur, et inscrivez-vous ainsi dans un cercle vertueux qui ne pourra que vous faire tendre vers de nouveaux sommets. Se savoir capable de réussir est une faculté qui s’entraine et se forge dans ces moment-là.

Pourtant je n’ai pas tout réussi. Une perte de temps stupide sur une question m’a empêché de terminer. Une meilleure préparation en cours de semestre aurait été nécessaire. Mais peu importe. Je suis fier de ce que j’ai fait, et j’en tire tous les bénéfices.

À ceux qui pensent que j’ai passé mes derniers jours cloîtré à réviser, détrompez-vous. C’est loin d’être le cas. Simplement, les méthodes de travail que je teste depuis le début de l’année ont l’air de bien fonctionner, et me permettent de ne passer que quelques heures stratégiques dans les révisions. C’est là le deuxième niveau dont je vous parlais. Le plaisir de voir que le travail porte ses fruits. Ces méthodes auront besoin de quelques ajustements, nous le verrons. Mais dans l’ensemble j’en suis plutôt satisfait. J’aurai l’occasion de longuement les développer sur ce blog. So stay tuned !


#Mercredi

Mercredi soir. L’occasion de revenir sur les épreuves de physique qui ont eu lieu hier et lundi. Électricité et mécanique. J’aurai pu mieux faire. Mes prestations autant que le format des épreuves me déçoivent. Rien de bien grave, rassurez-vous. Seulement de quoi écrire quelques lignes.

Bien que mon intérêt soit porté avant tout sur les maths, je reste très ouvert à d’autres domaines de connaissances. Et comme je suis notablement curieux face à la marche du monde, la physique est l’un d’eux. Pour ce qui est de mes ambitions actuelles, trois ressources suffisent amplement, les trois tomes Mécanique/Électricité et Magnétisme/Onde, Optique et Physique Moderne, de Harris Benson.

De superbes ouvrages sur lesquels j’avais commencé à travailler cet été, avant que la rentrée y mette son coup de frein. Peut-être est-ce personnel, mais j’ai trop l’impression que la physique que nous pratiquons ici ne fait pas honneur à ce pour quoi elle existe. À ce pour quoi la science existe. Savoir répondre du tac au tac à un exercice bien particulier… c’est très réducteur.

J’aimerais passer du temps dans les bouquins. Approfondir l’histoire des découvertes. M’imprégner de la pensée des grands hommes qui ont fait les sciences. Créer des liens entre différents domaines de connaissances. Mais non. Il faut aller vite. S’enliser dans un système non optimal. Se restreindre à mal étudier, avec pour objectif l’examen. Un QCM. Ne nous apprend-t-on pas que le résultat n’est que partie de la démarche scientifique ? Un QCM …

Ah que j’ai du mal avec les normes ! Peut-être ne devrais-je pas trop en parler ici. Et pourquoi pas. Je n’ai pas dit mon dernier mot. Si du temps il me faut, du temps j’obtiendrai.


Et ce matin, une deuxième épreuve de mathématiques – assez peu challengeante. Il en faut bien de temps en temps. Alors pas grand-chose à dire dessus. Reste donc vendredi et l’informatique.


#Vendredi

Epreuve réussie. Et pourtant je ne partais pas tout à fait confiant. Je savais que certains points n’étaient pas maîtrisés ; et ne le sont toujours pas. Aurait-elle été un peu plus pointue que je n’en serais pas ressorti si satisfait.

Cela montre bien par ailleurs la non nécessité de ce genre d’évaluation pour se situer dans ses connaissances. L’épreuve a beau être réussie, celle-ci ne reflète pas le niveau de maîtrise que je m’impose. Niveau de maîtrise que je connais assez bien – peu importe la matière. J’ai su le développer et le tester tout au long de cette première période. Les révisions n’ont pour seul but que de se remettre en mémoire les processus déjà acquis par l’apprentissage définitif . Ma tâche à l’avenir sera d’améliorer mes méthodes de travail afin que ces acquis définitifs soient toujours plus solides et nombreux – et ce malgré les limites du système dans lequel j’évolue.


#Dimanche

Alors outre ces limites, quels sont donc, rapidement, les quelques points concernés par ces améliorations nécessaires ?

Dans les grandes lignes, et dans l’optique (malheureuse ?) de la performance aux examens, je me suis rendu compte qu’il est presque indispensable de s’être renseigné sur la forme et le fond de ces derniers fort en avance. C’est-à-dire qu’avant même de commencer le semestre ou la période, l’idéal voudrait que nous passions quelques heures à examiner le contenu des cours à venir, et surtout, des annales des examens des années précédentes. Quand bien même vous pensez maîtriser votre cours, n’attendez pas les quelques jours précédant vos partiels pour découvrir de quelle manière vos professeurs vous testerons.  

Ainsi, assez inconsciemment, votre manière de travailler s’orientera en fonction de ces annales, vous rendant, par la même occasion, plus prompt à les réussir. C’est peu de temps à consacrer en considération de la bien meilleure préparation résultante.

Autre constat fait pendant cette période de partiels : mon système de prise de notes et de gestion des cours se doit d’être amélioré pour inclure la création de ce qu’on pourrait appeler des « guides de révisions ». Et je n’ai pas dit « fiches de révisions ». Je ne crois pas en leur efficacité. Nous aurons l’occasion d’en parler plus tard.

En effet, je ne peux pas dire que mes révisions furent très efficaces, faute de supports concis et précis sur lesquels j’aurai pu les baser, dans le but de ne pas me disperser, tourner en rond et perdre du temps dans trop de documents accumulés au fil du semestre. 

Il faut un système qui me permette d’aller droit au but. D’identifier rapidement, pendant les révisions, les notions qui me posent soucis, sans perdre de temps sur les acquis. Autre contrainte : ce système se doit d’être facile à mettre en place, et ne pas nécessiter trop de temps supplémentaire en cours de semestre. Je vais donc travailler un peu là-dessus, et vous en dirai des nouvelles lorsque celui-ci sera au point.

Dernière chose, l’apprentissage définitif repose en grande partie sur la vivacité et l’activité de l’esprit. Vouloir travailler et apprendre passivement est illusoire. Cette capacité s’entraine et se renforce, par le travail et les moments de récompenses, comme nous avons pu le voir au début de ce billet. Alors bien que ce ne soit pas toujours facile, je pense que j’ai, là encore, une petite marge de manœuvre, et qu’à l’avenir, je vais pouvoir utiliser à meilleur escient des techniques comme celle de Feynman. Celle-ci tirant partie du fait que nous ne comprenons vraiment que ce que nous savons expliquer clairement. Encore une fois, nous discuterons de ces techniques bien plus en détails prochainement.  


Voilà donc les quelques idées qui me sont venues à l’esprit suite à cette semaine de partiels. Il y en aurait d’autres, mais comme la plupart dérivent de ce que j’ai déjà présenté, je pense avoir été assez complet.

Désormais, quelques jours de vacances. Bien nécessaire pour relâcher un tant soit peu la pression. Alors à ceux qui ont cette chance, profitez-en ! Ne laissez pas les cours vous encombrer l’esprit. Et lorsque celui-ci sera bien reposé, réattaquons cette nouvelle période avec l’enthousiasme que tout étudiant se doit d’avoir !