#Je n’arrive plus à réfléchir ! …

Ah ces moments où le cerveau nous dit non ! Où matière grise et brouillard ne font plus qu’un ! Ces moments où nous n’arrivons plus à construire de réflexion complexe et cognitivement exigeante. Nous y sommes tous confrontés. Quels que soient nos niveaux de performance en cours ou ailleurs. Se concentrer, réfléchir et produire un travail de qualité devient alors une torture de l’esprit. Les distractions refont surface, plus attractives que jamais.

Vous connaissez tout ça. On a là une réaction normale de l’organisme à une phase plus ou moins longue d’intense concentration.

Le tout est de savoir comment y faire face. Et les réactions peuvent être variées. Beaucoup baisseront les bras. Se diront que la tâche n’est pas pour eux. Trop difficile. Pas assez bon. Laisser les pensées négatives refaire surface n’est pas une solution. Pas mieux que d’en profiter pour se vautrer devant une série Netfix, sonder les méandres de vos réseaux sociaux, se faire des pâtes à trois heures ou dormir tout un après-midi. Ces réactions ne seront qu’un tourbillon infernal vers un état toujours plus nuisible. L’inactivité entraine l’inactivité. Et lorsqu’elle n’est pas souhaitée, culpabilité s’en suit.

« Le fer se rouille, faute de s'en servir, l'eau stagnante perd de sa pureté et se glace par le froid. De même, l'inaction sape la vigueur de l'esprit. »

Léonard de Vinci


#... Que faire ?

La première étape consiste assez simplement à accepter l’état dans lequel vous vous trouvez. Comprenez qu’il est naturel de ne pas toujours être au top de sa forme. Etudier – lorsque cela est fait dans les règles de l’art – n’est pas toujours chose facile. L’activité est exigeante pour l’esprit. Vouloir maintenir un haut niveau de concentration sur de trop longues périodes est illusoire. C’est d’ailleurs pourquoi l’étudiant avisé sait qu’il est important de sortir régulièrement, de communiquer, de faire du sport, de bien manger et de varier ses activités pour bien s’aérer l’esprit.

Avant de l’accepter, il faut évidemment savoir l’identifier – être capable de reconnaître cet état de léthargie lorsqu’il vous frappe. Je vous fais confiance sur ce point – mais gardez à l’esprit que la tâche n’est pas toujours aussi évidente qu’elle n’y paraît ! Un peu de fatigue et de faiblesse et il est facile de céder aux tentations sans y prêter attention.


Maintenant : l’action. Réfléchissons. Quelles activités sont rendue difficiles par cet état de faible énergie ? Tout ce qui demande une activité cérébrale importante, une intense réflexion active, pour arriver à nos fins. L’apprentissage, les maths, les sciences, la programmation dans certains cas. La résolution de problèmes en général. L’écriture, la rédaction, l’invention, la créativité. En somme, une bonne partie des exigences de nos journées à l’université.

Mais cela ne nous prive pas de plancher sur d’autres activités cognitivement moins demandantes ! Et c’est bien là toute l’idée. Vous êtes maintenant conscient de votre état, alors pourquoi s’obstiner à poursuivre ce qui grignote petit à petit toujours plus de votre énergie ? Si celle-ci est au plus bas, vouloir recharger les batteries n’est-il pas l’alternative évidente ?

N’attendez pas que votre jauge de volonté soit tombée à zéro. Sortez faire du sport. Un basket entre amis. Quelques kilomètres de courses à pied. N’importe quoi qui puisse vous stimuler physiquement. Si vous en avez le temps, partez randonner. Le contact avec la nature est primordial – et on en manque cruellement sur nos campus. Alors sautez dans le prochain bus et partez vous aérez l’esprit. La simple vision de ce que vous auriez fait en restant chez vous vous rendra fier !

Le sport est une bonne solution, mais il en existe plein d’autres. Ne vous laissez pas abattre par votre incapacité apparente. Faites appel à votre imagination. Cuisinez, dessinez, appelez un bon ami, sortez lire dans un parc, enfourchez votre vélo et partez à la découverte de votre ville … L’idée est de couper court à votre état léthargique en vous lançant dans une activité valorisante que ce dernier n’interdit pas. Rien de mieux pour maintenir un bon niveau de confiance en soi même dans les moments difficiles.

Et si après tout cela le problème persiste, attendez encore un peu avant d’abandonner. Réservez ces moments-là aux petites tâches habituellement chronophages. Celles-ci sont rarement exigeantes pour l’esprit. Alors profitez-en ! Allez faire vos courses, passez l’aspirateur, organisez vos cours, retournez vos livres à la bibliothèque, postez vos lettres en attente, etc. Restez productif en toute occasion. Même lorsque cela ne semble pas possible.


Malheureusement, trop d’idées fausses entachent l’enseignement des méthodes de productivité. Gardez à l’esprit que l’enjeu n’est pas tellement de réaliser à tout prix un travail en un minimum de temps, mais plutôt de maintenir la production d’un travail de qualité sur une longue période.

Il est des moments où réfléchir s’avérera compliqué. Ayez les bons réflexes. Et devant cette multitude d’activités alternatives, réfléchissez à deux fois avant de gaspiller votre temps pour quelques instants de difficultés !


Et une petite pensée pour tous ceux qui attaquent une semaine de partielles ! Donnez tout ce que vous avez ! Les vacances ne sont pas loin ! Bonne chance à tous.